Panier 0

Lucrate Milk

Masto : Lucrate ça a commencé avec Bol. On a inventé ce groupe sans qu’il n’existe, on a passé un an à faire des tags, un peu partout. Ils ont eu un énorme impact, et l’on a commencé à en retrouver un peu partout qui n’étaient pas de notre fait. On allait dans les grues, on volait des grosses bombes de graisse, et ça, c’était super, quand tu taggais un mur et qu’il était repeint, la graisse traversait la peinture, et c’est comme si tu avais taggé un mur tout neuf ! C’était magnifique !

Laul : Il y a eu une réaction… “Lucrate Milk, ça a l’air vachement bien…”. Il y en a même qui connaissaient, avant que ça n’existe, qui les avaient déjà vu en concert, un super groupe anglais… Il y avait déjà une légende avant qu’on n’ait commencé. J’ai rencontré Nina aux Arts Déco, et je l’ai branchée, surtout pour être mannequin de photos de Masto, parce qu’elle était très jolie, elle avait une belle présence. Quand on l’a trouvé conne, on se l’est dit, et on a décidé de la jeter ! Et elle a fait : “mais je sais aussi crier ! “ et elle nous a fait un putain de cri qui nous est resté. Voilà ce qu’on cherchait pour illustrer notre musique qui n’existait pas encore. Là, on était trois, il nous fallait une rythmique, et on a fait appel à Gaboni. On n’était pas musiciens, et on a choisi l’instrument qu’on aimait le moins. Pour réagir, se le rendre agréable. Pour moi, la basse je la sentais mais je ne l’entendais pas. Pour Masto, le sax c’était forcément une bêtise de jazzeux qui est obligé de faire des trémolos pour les films de cul, il voulait qu’il y ait une attaque, un son de paquebot…